Louveciennes, place Dreux
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Louveciennes, place Dreux

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Madame du Barry à Louveciennes : sur les traces de la favorite de Louis XV

Découvrez Madame du Barry à Louveciennes : son château, son pavillon de musique signé Ledoux, et l’exposition qui lui est consacrée au Musée du domaine royal de Marly cet hiver.

Madame du Barry à Louveciennes

Louveciennes garde une empreinte durable de l’une des figures les plus célèbres du XVIIIe siècle français : Jeanne Bécu, devenue comtesse du Barry, dernière favorite officielle du roi Louis XV.

C’est ici, sur les hauteurs surplombant la Seine, qu’elle fit bâtir un domaine dont l’élégance marqua durablement l’histoire de l’art et de l’architecture françaises. Aujourd’hui encore, son nom reste indissociable de la commune, et l’intérêt du public pour cette destinée hors du commun ne faiblit pas — une actualité qui prend un relief particulier avec les Journées européennes du patrimoine et l’exposition qui lui sera consacrée cet hiver au Musée du domaine royal de Marly.

Sur les pas de Madame du Barry à Louveciennes

Qui était Madame du Barry ?
Née Jeanne Bécu en 1743 dans un milieu modeste, elle devient comtesse du Barry par son mariage et fait une ascension fulgurante jusqu’à la cour de Versailles, où elle devient en 1769 la favorite officielle de Louis XV. Loin de l’image parfois caricaturale qui lui a été accolée, les recherches historiques les plus récentes la présentent comme une femme de goût, collectionneuse et grande commanditaire artistique, dont l’influence sur les arts décoratifs et la mode du XVIIIe siècle fut considérable. Après la mort du roi en 1774, elle se retire à Louveciennes, où elle poursuit son rôle de mécène. Arrêtée sous la Terreur, elle est guillotinée à Paris en 1793, mettant fin à l’une des trajectoires les plus spectaculaires de l’Ancien Régime.

Le château et le pavillon de musique de Louveciennes
Madame du Barry fit de Louveciennes le théâtre de son goût pour les arts et l’architecture néoclassique naissante. Deux lieux emblématiques témoignent encore de cette période :

  • Le château de Louveciennes, résidence offerte par Louis XV, où la comtesse s’installa après la mort du roi et qu’elle continua d’embellir jusqu’à la Révolution.
  • Le pavillon de musique, chef-d’œuvre de l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, construit pour accueillir concerts et réceptions. Considéré comme l’une des réalisations les plus abouties du néoclassicisme naissant, il est resté pendant plusieurs années ouvert à la visite avant que celle-ci ne soit suspendue.
    Ces deux sites sont aujourd’hui fermés au public mais Louveciennes garde encore quelques souvenirs de sa bien aimée comtesse et notamment son ancienne pharmacie toujours visible lorsque vous vous baladez en ville.

Une exposition événement au Musée du domaine royal de Marly cet hiver

Du 16 octobre 2026 au 28 février 2027, le Musée du domaine royal de Marly présente l’exposition « Jeanne du Barry. L’invention d’une favorite ». Réunissant près de 150 œuvres, objets d’art, meubles, dessins, sculptures et documents d’archives, cette exposition invite à redécouvrir la véritable dimension historique de la comtesse, au-delà de l’image de favorite scandaleuse trop longtemps retenue. Le parcours retrace son ascension sociale hors norme, ses résidences — dont Louveciennes — et son rôle de mécène et de prescriptrice de goût dans la France du XVIIIe siècle. Un rendez-vous patrimonial majeur de la saison, à ne pas manquer pour qui souhaite comprendre le lien intime entre Madame du Barry et notre territoire.