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Brindillesmichele Gabet 38

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Les belles rencontres Portraits de personnalités inspirantes

Derrière chaque territoire se cachent des femmes et des hommes qui inspirent, créent et font vivre leur environnement. À Saint Germain Boucles de Seine, ces parcours singuliers se croisent et racontent une histoire
faite de passion, d’engagement et de curiosité. Qu’ils soient artistes, entrepreneurs ou visionnaires locaux, découvrez leurs visions et laissez- vous surprendre par leurs chemins uniques.

Thomas Lefort Les Etoiles du Classique

Présentez-vous ! Je suis Thomas Lefort, violoniste, j’ai 31 ans et je suis le directeur artistique du Festival Les Étoiles du Classique à Saint-Germain-en-Laye. Je suis très heureux de lancer la 5e édition du Festival avec les Saint-Germanois cette année. Elle aura lieu du 19 au 28 juin 2026.

Comment est née l’idée de créer le festival Les Étoiles du Classique et quelle était votre ambition au départ ? La création de ce festival est née au sein du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. C’était le sujet de mon mémoire de fin d’études. J’ai eu la chance de rencontrer Patrick Petit, grand mécène du Conservatoire, qui m’a rejoint dans mon projet et m’a aidé à le concrétiser. Mon ambition était de réunir mes collègues de ma génération pour créer un événement unique et offrir la musique classique au plus grand nombre. Le festival met particulièrement en lumière la nouvelle génération de musiciens.

Qu’est-ce qui vous touche ou vous surprend le plus chez ces jeunes artistes aujourd’hui ? Ce qui me touche chez les artistes de la nouvelle génération, c’est l’alchimie entre un talent musical d’une maturité bluffante et des qualités humaines essentielles : empathie, générosité et énergie positive qui rendent chaque concert vivant et accessible. Issus des grands conservatoires, âgés de 18 à 35 ans, ils réinventent la musique classique en mêlant héritage et modernité, tout en s’impliquant dans la transmission et la médiation auprès d’enfants autistes, en milieu scolaire ou hospitalier. Je suis convaincu qu’il faut un grand coeur pour exprimer la musique classique avec justesse, profondeur et émotion.

Pourquoi avoir choisi Saint-Germain-en-Laye pour accueillir ce festival et qu’apporte ce cadre à l’expérience du public et des artistes ? Saint-Germain-en-Laye s’est imposée comme une évidence pour accueillir les Étoiles du Classique. Ce mariage entre notre projet, ses valeurs humanistes, et cette ville qui les rejoint est véritablement unique. Nous sommes profondément heureux de réaliser le festival ici. C’est vraiment une chance pour nous. La ville réunit toutes les conditions idéales : un patrimoine historique et culturel exceptionnel, une tradition d’ouverture
aux arts, et surtout des équipes municipales formidables qui travaillent main dans la main avec  nous. Cet esprit de collaboration et ce sens de l’accueil
sont précieux. Ce qui nous touche particulièrement, c’est ce mariage harmonieux qui se crée entre les artistes et le public Saint-germanois chaque année
: une écoute mutuelle et une complicité qui rendent chaque édition du festival unique.

 

Ses lieux coups de coeur

Je conseillerais volontiers trois lieux qui incarnent magnifiquement l’âme artistique et culturelle de Saint Germain Boucles de Seine. La Maison natale de Claude Debussy, passage obligé pour tout amateur de musique classique, offre une émotion particulière et des archives exceptionnelles. Le Château du Domaine National de Saint-Germain-en-Laye, avec ses jardins de Le Nôtre et sa terrasse avec vue sur Paris, dialogue admirablement avec notre programmation. Enfin, l’Île des Impressionnistes à Chatou, trésor méconnu qui inspira Renoir et Monet, abrite la Maison Fournaise immortalisée dans le célèbre Déjeuner des canotiers. Ces trois sites tissent un fil artistique remarquable entre musique, histoire et peinture.

Véronique Atelier Brindilles

Le métier

Véronique, artisan ferronnier d’art à Carrières-sur-Seine, a fondé son atelier Brindilles où elle crée des objets décoratifs, de la signalétique et des enseignes en métal. Après près de 30 ans comme graphiste dans la presse magazine et la publicité, elle a ressenti le besoin de passer du virtuel au concret et a naturellement orienté son parcours vers la création d’objets réels.

Pourquoi la ferronnerie d’art ?

J’ai exploré différents matériaux : le bois, le tissu, la poterie… Mais le métal était un domaine que je ne connaissais pas et qui m’intriguait. J’ai commencé par des décorations de jardin, et j’ai eu une véritable révélation : le métal offre des possibilités infinies !

Qu’est-ce qui vous passionne le plus ?

La dualité entre la création et la fabrication me fascine. J’aime concevoir une idée, puis la réaliser de mes mains. Voir un projet prendre forme et exister dans le monde réel est une satisfaction immense, et c’est ce qui me motive à continuer.

Où trouvez-vous votre inspiration ?

L’environnement joue un rôle essentiel. Carrières-sur-Seine est un lieu qui inspire par sa beauté et sa douceur de vivre, ce qui explique la présence de nombreux artistes ici. Je puise aussi dans les expositions, les enseignes anciennes et le temps tout simplement… L’inspiration vient de partout !

Quelle est la particularité de votre travail ?

Mon travail repose sur la 2D : mes silhouettes doivent être immédiatement compréhensibles. C’est un langage visuel direct. Contrairement à une ferronnerie plus industrielle, je travaille avec des outils simples, accessibles à n’importe quel bricoleur : scies, couteaux, limes… C’est un artisanat authentique.

Comment perpétuer un savoir-faire tout en innovant ?

Les enseignes à l’ancienne remontent au Moyen Âge, époque où elles permettaient aux analphabètes de repérer les commerces. Aujourd’hui, les techniques ont évolué, mais le charme demeure. Mon rôle est de capturer l’essence de ce savoir-faire et de le réinterpréter avec une touche contemporaine.

Une anecdote marquante ?

L’une de mes premières enseignes, installée dans le passage Choiseul à Paris, représente une montre de belles proportions. Le commerçant m’a raconté que les touristes japonais la photographient sans cesse… C’est très gratifiant de voir son travail susciter un tel engouement !
Comment votre activité s’inscrit-elle dans le territoire ?

Le territoire est un véritable vivier artistique. De nombreux artistes y vivent et ont conscience du privilège que représente cet environnement exceptionnel. À Carrières-sur-Seine, nous avons mis en place un parcours “Au fil de l’art”, permettant au public de découvrir nos ateliers et nos méthodes de travail, mais aussi le charme du Vieux Village.

Un lieu ou une expérience à découvrir absolument dans la région ?

Je recommande vivement une promenade sur le chemin de halage entre Carrières et Chatou. C’est un lieu magique, bordé de péniches, peuplé de cormorans et de cygnes, offrant des couchers de soleil inoubliables sur la Seine.

 

Son lieu coup de coeur Le chemin de halage

À quelques pas de son atelier, Véronique aime longer le chemin de halage qui relie Chatou à Bezons. Une promenade lumineuse, où la Seine s’élargit et où le regard porte loin, jusqu’aux silhouettes de La Défense qui rappellent la proximité de la capitale. Ici, les berges racontent l’histoire d’un territoire façonné par l’eau et l’art. Des reproductions de tableaux impressionnistes jalonnent le parcours, rappelant que ces paysages ont inspiré les peintres. Les anciennes plaines maraîchères s’ouvrent sur le fleuve, tandis que la faune accompagne la balade : oies bernaches, cygnes et pêcheurs contemplatifs observent le lent passage des péniches en route vers Paris. Pour les familles, les parcours Paris Region Aventures de Bezons et Carrières-sur-Seine complètent agréablement la découverte des bords de Seine.

Bohémond Flamand Le temps des savoirs-faire

J’ai fait la découverte de ce métier passionnant grâce à un service civique réalisé après mes études. Cette expérience m’avait permis de m’immerger dans cet univers très différent de celui qui m’était prédestiné par mes études. Je sortais à l’époque d’une école d’ingénieur et d’une spécialisation en intelligence artificielle. La concordance d’une attraction très forte pour cette potentielle nouvelle voie et d’une prise de conscience écologique sans précédent dans ma vie a fini par aboutir à ce changement de trajectoire.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail ?

Mon travail mêle à la fois la découverte de la nature sous toutes ses dimensions (botanique, géologie, pédologie, etc.) et la pratique de savoir-faire qui en découlent. L’ensemble est donc selon moi très complet puisqu’il permet de non seulement connaître la nature (l’esprit) et matérialiser ce savoir par un usage concret (le corps). Pour donner un exemple avec la vannerie : pour être en mesure de réaliser un panier avec des plantes sauvages, il faut d’abord apprendre à reconnaître les plantes à vannerie dans la nature. Une fois ce préalable assuré, il faut connaître les techniques permettant de préparer la matière et de la tresser pour réaliser le panier. C’est cette complétude qui me passionne le plus.

Pouvez-vous nous partager une anecdote marquante de votre parcours ?

Quand j’étais en service civique et que je découvrais ce nouvel univers, nous étions formés tous les jours à l’exploration de la nature locale et des savoir-faire ancestraux. Nous passions nos journées dehors avec les formateurs de l’association pour découvrir les plantes, les pierres, les champignons et leurs usages. Je me souviens avoir eu une sensation indescriptible de joie durant toutes ces initiations.
Une émotion nouvelle de me dire « j’avais manqué toutes ces merveilles qui existent depuis tout ce temps mais maintenant je les vois et je peux en apprécier toute l’immensité ». J’ai ressenti un profond sentiment d’alignement que l’on pourrait matérialiser par cette phrase « Là, je suis à ma place ».

Comment votre activité s’ancre-t-elle dans le territoire de Saint Germain Boucles de Seine ?

De manière générale, les ateliers peuvent avoir lieu chez le partenaire (dans l’école, dans les locaux de l’entreprise, dans une forêt, etc.) majoritairement en Île-de-France ou bien au sein de notre jardin pédagogique à Mareil-Marly, commune implantée dans le territoire de Saint Germain Boucles de Seine.

Ce jardin, situé dans le magnifique espace des vergers, a pour objectif de devenir, en partenariat avec la mairie de Mareil-Marly, une encyclopédie vivante de savoir-faire naturels tels que le travail du bois, le modelage de l’argile, la vannerie, la découverte des plantes sauvages comestibles, la corderie, l’écoconstruction, la permaculture et bien d’autres encore. On y trouve actuellement un éventail d’espaces conçus comme un parcours permettant de faire découvrir aux visiteurs un aperçu de la vie artisanale d’autrefois. À l’heure actuelle, vous pourrez y apercevoir notamment des bancs à planer tels qu’on en trouvait dans les villages, un four à poterie et un four à pain en terre, un potager, une mare, une forge antique, des bancs et des tables ou encore un coin pour le feu préhistorique.

A la rencontre du vivant

Le territoire se prête particulièrement à une approche respectueuse et attentive de la nature. Ici, la promenade devient un acte d’observation, une invitation à mieux comprendre les paysages et les écosystèmes qui les composent. Dans les forêts domaniales de Marly-le-Roi et de Saint-Germain- en-Laye, plusieurs parcours permettent d’apprécier la richesse faunistique et floristique des lieux. À l’automne, des sorties dédiées à la découverte des champignons permettent
d’explorer la forêt autrement, tandis que les sentiers pédagogiques de la forêt de Saint-Germain invitent tout au long de l’année à observer la faune et la flore locales, à pas lents.

Christophe Thomas Jardinier en chef du domaine de Marly

Le métier :

Je suis Christophe Thomas, jardinier en chef du domaine de Marly, rattaché à l’établissement public du château de Versailles, sous la direction des patrimoines et des jardins. Mon rôle principal est la conservation et l’embellissement de ce site patrimonial datant du 17e siècle, afin de le transmettre aux générations futures. Cette mission inclut aussi un volet de médiation culturelle : organiser des visites, sensibiliser le public à l’histoire et à l’architecture du jardin.

Un parcours guidé par la passion

J’ai toujours été passionné par les jardins. Après une formation initiale de jardinier, j’ai poursuivi mes études avec un Master en jardins historiques, patrimoine et paysage à l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles. Mon intérêt pour l’architecture végétale m’a conduit à travailler sur le projet innovant du parc André Citroën, avant d’intégrer le jardin de l’Élysée, où j’ai exercé pendant vingt ans. En 2019, j’ai rejoint le château de Versailles, avec une volonté claire : redonner au domaine de Marly toute sa splendeur.

Ce qui rend Marly unique

Marly est un site exceptionnel, une «belle endormie» marquée par l’histoire. Sa composition paysagère, avec son grand boulingrin et sa perspective vers la Seine, est une rareté en Île-de-France. L’abandon relatif du site pendant un siècle et demi a permis le développement d’un cortège floristique unique, révélé par une expertise en 2022. Certaines plantes, comme les orchidées terrestres, sont rares et protégées. Aujourd’hui, nous pratiquons une gestion différenciée du parc : certaines zones sont entretenues intensivement, tandis que d’autres sont laissées en évolution naturelle pour préserver la biodiversité.

Un souvenir marquant

Lors du confinement en 2020, alors que le site était fermé au public, j’étais seul à Marly, entouré de chevreuils et de renards qui se déplaçaient librement en pleine journée. Une période inoubliable, mêlant émerveillement et frustration de ne pas pouvoir partager cette beauté avec les visiteurs.
Marly et le territoire de Saint Germain Boucles de Seine

Le lien entre Marly, Versailles et Saint-Germain-en-Laye est profondément ancré dans l’histoire de Louis XIV. Nous collaborons étroitement avec le musée du domaine royal de Marly et les associations locales, comme La Société du Vieux Marly ou Les Amis du Domaine de Marly, pour valoriser cet héritage. Nous accueillons aussi des écoles de paysage, encourageant les étudiants à proposer des projets contemporains intégrant l’histoire du site.

Un lieu coup de cœur

Au-delà de Marly, j’ai une affection particulière pour la ville-parc du Vésinet, une utopie paysagère réalisée au 19e siècle. Avec ses cinq cents hectares et son réseau hydraulique exceptionnel, c’est un exemple unique de ville-jardin, une vision avant-gardiste qui continue d’inspirer aujourd’hui.

Découvrez le Musée du Domaine royal de Marly

Le Musée du Domaine royal de Marly, situé au coeur du parc, invite à découvrir l’histoire d’un domaine disparu et à en comprendre toute la richesse. À travers ses collections et ses maquettes, le visiteur plonge dans l’univers du château et de ses jardins, une grande partie des collections est également consacrée à la machine de Marly. La Machine de Marly raconte une autre prouesse : construite pour alimenter en eau les fontaines de Versailles et de Marly, elle témoigne d’une ingéniosité technique exceptionnelle. Ce lieu évoque également Madame du Barry, qui résida dans le château du gouverneur de la machine, ajoutant une dimension humaine et historique à cette merveille d’ingénierie.
Le visiteur peut prolonger l’expérience en suivant un itinéraire qui relie musée, aqueduc et village : partir du musée, longer l’aqueduc de Louveciennes, flâner dans le village et ses ruelles pittoresques, puis rejoindre les anciens bâtiments de la machine et le chemin de la Machine. Une promenade
qui mêle patrimoine, nature et mémoire technique.

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Jean-Noël Ragaigne La P'tite Soeur

Présentez-vous ! La brasserie La P’tite Soeur est située depuis 2015 à Sartrouville. L’activité de la brasserie s’inscrit dans la production d’une quinzaine de bières artisanales non filtrées et non pasteurisées. C’est également un lieu ouvert avec des valeurs « fortes » qui se veut engagé sur son territoire : emploi responsable, matières premières BIO, local ou en circuit court, valorisation des déchets, accueil d’artisans locaux, création de bières collaboratives,  événements culturels…
Parlez-nous de votre métier Le métier de brasseur est avant tout un métier de production mais aussi de partage. Des bières collaboratives qui permettent à des habitants de vivre une expérience unique et d’endosser les différentes facettes du métier de producteur. Par exemple, des habitants de Croissy-sur-Seine ont élaboré la Paresseuse, une bière à la carotte mettant en avant l’identité culturelle de leur ville.

Quelle est votre particularité ? La brasserie La P’tite Soeur s’est rapidement donnée comme mission d’aller au-delà de la production de bière artisanale pour devenir un véritable pôle de transmission de savoir-faire, avec en 2023 la récompense de « Meilleure apprentie brasseuse de France » pour Vanessa, notre apprentie Sartrouvilloise, et d’ouverture vers d’autres acteurs du territoire.

La brasserie se rapproche ainsi du modèle d’entreprise d’insertion et contribue à développer plus encore son rôle d’inclusion sociale et professionnelle.
La brasserie fête cette année ses 10 ans à Sartrouville ! L’occasion de rappeler son projet, son engagement sociétal et environnemental sur le territoire dans une logique d’économie de proximité que vous pouvez découvrir à travers les visites guidées ou les différents événements organisés chaque semaine à la brasserie. La P’tite Soeur est labellisée Artisan du tourisme et membre du réseau national « les entreprises s’engagent ».

Jérôme Martin Yacht Club du Pecq

Qui êtes-vous et quel est votre métier ? Jérôme Martin président du Yacht Club du Pecq depuis 4 ans maintenant. Je suis né à Saint-Germain-en-Laye et ai vécu au Pecq toute mon enfance. Je suis bénévole au sein du club comme l’ensemble de nos membres. Mon métier, je suis cadre dans une entreprise dans le domaine de la construction.

Qu’est ce qui vous a amené à présider le Yacht Club du Pecq ? Depuis mon enfance où je passe des vacances dans les Côtes d’Armor, je m’initie à la voile et deviens vite passionné par ce sport de sensation. Arrivant au Pecq il y a quelques années et propriétaire d’un 505 avec lequel j’ai réalisé quelques régates, le Yacht Club du Pecq m’accueille dans son pôle propriétaire. J’ai découvert le monde de l’habitable. Nous  disposons de la plus grande flotte de Cap Corse. Je décide rapidement d’acheter un Cap Corse. Je participe à de nombreuses régates au Pecq et dans d’autres clubs de la région.

Qu’est ce qui vous passionne le plus dans cet engagement associatif ? Le Yacht Club du Pecq est un club familial où chacun se retrouve autour de la pratique de la voile. Qu’on soit propriétaire ou faisant partie de l’école de voile chacun est à l’écoute de l’autre. Voulant toujours aider, faire découvrir des astuces ou partager des expériences, chacun se retrouve dans un esprit de convivialité et dans une ambiance sereine. Le club est attachant : quand on y rentre, on a du mal à en repartir. Je suis très heureux d’en être le président.

Une anecdote marquante à nous partager ? Une anecdote au club, il y en a mais une en particulier…
Nous rencontrons de temps à autre des aléas et on se dit on n’y arrivera pas, comment va-t-on faire ? Nous sommes un club 100% bénévoles avec
des moyens limités mais avec la volonté, l’entraide et notre réseau, on arrive toujours par trouver une solution.
Nous avons la chance de pouvoir naviguer tout au long de l’année dans les boucles de la Seine entre Le Port-Marly et le pont du Pecq. Afin de profiter plus
pleinement des boucles de la Seine nous organisons avec les clubs de Montesson et La Frette le Trophée Marcel Guyot du Pecq à la Frette. C’est une régate
et une expérience unique pour une journée entière de navigation ou l’on profite pleinement de cet environnement exceptionnel. Environ 50 bateaux se

Dominique Baud-Bertrand La Clef

Qui êtes-vous ? Je suis Dominique BAUD-BERTRAND, habitante de Saint- Germain-en-Laye depuis 1982.

Mon parcours professionnel s’est concentré sur les ressources humaines, notamment le recrutement. Actuellement présidente de La CLEF, association  culturelle née de la MJC en 1984, j’y défends un projet artistique fort autour des musiques actuelles. Je suis aussi bénévole à l’Arbre à pain, association d’aide aux plus démunis.
Qu’est ce qui vous a amenée à présider La Clef ? Une passion, un hasard ? Je connais La CLEF depuis près de 40 ans, d’abord grâce à mes enfants, puis en tant que participante à des cours de piano et de fitness. L’association propose à ses 2600 adhérents un large choix d’activités éducatives, culturelles et de loisirs : musique, arts plastiques, danse, théâtre, sport, langues… J’ai découvert la richesse de sa programmation (concerts, spectacles, expositions) ainsi que son rôle social et territorial, ses partenariats, et sa capacité à rassembler des personnes très diverses.
En découvrant peu à peu les coulisses et les personnes engagées – salariés, intervenants, bénévoles – j’ai eu envie de m’impliquer davantage. Il y a 8 ans, j’ai rejoint le Conseil d’administration, puis le bureau, avant d’être élue Présidente en janvier 2025. Qu’est ce qui vous passionne dans cet engagement associatif ? La CLEF est pour moi un véritable lieu de vie, d’échanges et de rencontres, presque une seconde maison. En participant aux conseils d’administration et commissions associatives, j’ai pris conscience des nombreux défis liés au développement du projet associatif en lien avec le
territoire. J’ai particulièrement apprécié le travail d’équipe qui a permis de faire avancer divers projets. L’organisation des festivités
des 40 ans de La CLEF ces deux dernières années a été un moment fort.

Pouvez-vous nous partager une anecdote marquante dans la vie de l’association ? Pendant la période du COVID,  nous avons dû nous adapter
en continu pour maintenir nos activités, même lors des fermetures du lieu. De nombreuses réunions ont été organisées avec les salariés et
les adhérents pour relever ce défi, ce qui nous a permis d’explorer de nouvelles approches et outils, toujours utilisés aujourd’hui.
Ce fut une période difficile, mais aussi un moment fort de démocratie associative, de cohésion et d’expérimentations utiles pour l’avenir.

Comment votre activité s’ancre t-elle à Saint-Germain-Boucles de Seine ? La CLEF rayonne bien au-delà de Saint-Germain-en-Laye, avec des adhérents venant de nombreuses communes voisines, notamment dans l’agglomération. Ce rayonnement est encore plus marqué pour les concerts et spectacles,
dont plus de 60 % des spectateurs viennent d’autres villes. Ouverte à tous, La CLEF agit aussi hors de ses murs grâce à de nombreux partenariats dans les domaines culturel, éducatif, social, de la santé et du handicap, en intervenant chaque année dans presque toutes les communes du territoire avec ateliers, concerts et rencontres artistiques.

Un lieu à nous faire découvrir sur le territoire ? Sur la ville de Saint-Germain, il y a bien sûr tous les lieux culturels avec lesquels nous collaborons avec plaisir chaque année : avec en priorité le Théâtre Alexandre Dumas, mais aussi les médiathèques, le Conservatoire Claude Debussy, l’Espace Paul-et-André-Véra. Et au-delà des frontières de la ville, j’ai envie de mettre en avant non pas un lieu mais un festival : « Ondula » sur l’île de la Loge au Port Marly : Un festival de musiques électroniques organisé en juin dans un cadre superbe et dans une ambiance très chaleureuse !