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Ceramiste Geraldine K Chatou

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Ateliers de la Boucle

Les ateliers d’artistes

C’est en franchissant la porte de leur atelier, que vous aurez l’occasion de rencontrer les hommes et les femmes du Territoire Saint Germain Boucles de Seine qui ont fait de leur passion, un métier. Ils modèlent, assemblent, découpent avec le même amour des matières. Sous leurs doigts habiles naissent des objets rares qui ne peuvent que susciter notre émerveillement. Il est alors fort à parier que vous succomberez à leur présentation et à leur savoir faire !

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Les belles rencontres : Véronique de l'atelier Brindilles

Véronique, artisan ferronnier d’art à Carrières-sur-Seine, a fondé son atelier Brindilles où elle crée des objets décoratifs, de la signalétique et des enseignes en métal. Après près de 30 ans comme graphiste dans la presse magazine et la publicité, elle a ressenti le besoin de passer du virtuel au concret et a naturellement orienté son parcours vers la création d’objets réels.

Pour plus d’informations ou pour découvrir ses créations, rendez-vous dans son atelier niché au 23 rue du Général Leclerc à Carrières-sur-Seine. Découvrez également son site internet :

Pourquoi la ferronnerie d’art ?
J’ai exploré différents matériaux : le bois, le tissu, la poterie… Mais le métal était un domaine que je ne connaissais pas et qui m’intriguait. J’ai commencé par des décorations de jardin, et j’ai eu une véritable révélation : le métal offre des possibilités infinies !

Qu’est-ce qui vous passionne le plus ?
La dualité entre la création et la fabrication me fascine. J’aime concevoir une idée, puis la réaliser de mes mains. Voir un projet prendre forme et exister dans le monde réel est une satisfaction immense, et c’est ce qui me motive à continuer.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
L’environnement joue un rôle essentiel. Carrières-sur-Seine est un lieu qui inspire par sa beauté et sa douceur de vivre, ce qui explique la présence de nombreux artistes ici. Je puise aussi dans les expositions, les enseignes anciennes et le temps tout simplement… L’inspiration vient de partout !

Quelle est la particularité de votre travail ?
Mon travail repose sur la 2D : mes silhouettes doivent être immédiatement compréhensibles. C’est un langage visuel direct. Contrairement à une ferronnerie plus industrielle, je travaille avec des outils simples, accessibles à n’importe quel bricoleur : scies, couteaux, limes… C’est un artisanat authentique.

Comment perpétuer un savoir-faire tout en innovant ?
Les enseignes à l’ancienne remontent au Moyen Âge, époque où elles permettaient aux analphabètes de repérer les commerces. Aujourd’hui, les techniques ont évolué, mais le charme demeure. Mon rôle est de capturer l’essence de ce savoir-faire et de le réinterpréter avec une touche contemporaine.

Une anecdote marquante ?
L’une de mes premières enseignes, installée dans le passage Choiseul à Paris, représente une montre de belles proportions. Le commerçant m’a raconté que les touristes japonais la photographient sans cesse… C’est très gratifiant de voir son travail susciter un tel engouement !

Comment votre activité s’inscrit-elle dans le territoire ?
Le territoire est un véritable vivier artistique. De nombreux artistes y vivent et ont conscience du privilège que représente cet environnement exceptionnel. À Carrières-sur-Seine, nous avons mis en place un parcours “Au fil de l’art”, permettant au public de découvrir nos ateliers et nos méthodes de travail, mais aussi le charme du Vieux Village.

Un lieu ou une expérience à découvrir absolument dans la région ?
Je recommande vivement une promenade sur le chemin de halage entre Carrières et Chatou. C’est un lieu magique, bordé de péniches, peuplé de cormorans et de cygnes, offrant des couchers de soleil inoubliables sur la Seine.

Violaine, Terres de Songes 

Terres de Songes, l’atelier où la céramique devient poésie.

Chaque pièce est une invitation au voyage, un écho aux contes du monde et aux murmures du vent. Vous souhaitez une pièce sur-mesure, un bijou unique, une collaboration artistique : Terres de Songes réalise des commandes spéciales pour particuliers et professionnels. L’atelier vous accueille dans le cadre de ventes privées et de rencontres artistiques, un moment privilégié pour découvrir les créations en exclusivité et échanger sur leur processus de fabrication.

Présentez-vous et expliquez-nous votre métier ! Je suis Violaine, céramiste, et je vais vous parler des métiers de la terre, en particulier à travers mon atelier : Terres de Songes. Cet atelier a récemment été médaillé d’excellence artisanale par la Chambre des Métiers d’Île-de-France. L’aventure a commencé il y a dix ans. L’idée fondatrice était de créer des céramiques à vivre et à rêver, des objets qui font du bien, qui ouvrent l’esprit, qui invitent à une autre manière de consommer et de penser, tout simplement à une autre philosophie de vie.

L’atelier, c’est uniquement de la céramique ? Non, justement. Terres de Songes ne se résume pas à la céramique. Mon parcours est jalonné de plusieurs métiers, comme autant de facettes artistiques. Au coeur de tout, il y a un fil d’ariane : l’écriture. J’écris des contes que j’illustre, et ces histoires prennent vie ensuite dans les céramiques, les bijoux, les créations en porcelaine ou serties de gemmes. Tout est tissé ensemble : texte, image, matière.

Comment perpétuer un savoir-faire tout en innovant ? C’est indispensable d’innover dans les métiers d’art. Cela fait partie intégrante de notre identité artistique. Mais on ne peut pas innover sans une maîtrise solide des gestes fondamentaux. Pour devenir tourneur, par exemple, il faut souvent six mois à un an de pratique intensive, avec au moins 20 heures par semaine sur le tour. La technique, les décors, les émaux… Tout cela doit être maîtrisé avant de pouvoir développer une véritable signature artistique. Aujourd’hui, les nouvelles technologies offrent de nombreuses possibilités créatives, comme l’intégration d’images ou de textes sur les céramiques.

Avez-vous une anecdote ou une expérience à nous partager ? L’atelier Terres de Songes est un lieu insolite : une petite maison du 19e siècle, avec une cave voûtée en ogive sous l’atelier, que les visiteurs peuvent découvrir lors des portes ouvertes. Beaucoup arrivent sans s’y attendre et découvrent ce lieu presque magique, hors du temps. L’un d’eux m’a dit un jour : « C’est comme si on entrait vraiment en Terres de Songes. » C’est un souvenir fort.

Qu’est-ce qui vous inspire dans votre travail ? Tout m’inspire, mais surtout les rencontres humaines.
Mon parcours a été façonné par les lieux, les voyages, et surtout par les liens tissés avec d’autres artistes. Par exemple, le Conte de la Grue de Brume et d’Opaline, fil conducteur de mes collections actuelles, est né d’une rencontre avec une musicienne japonaise. Ce récit d’amitié a ouvert la voie à d’autres collaborations : avec Annabelle Le Pabic, artiste textile, ou encore Sylvie Jeunot, relieuse. Ces échanges nourrissent et renouvellent la dynamique de création.

Vous êtes aussi impliquée dans la vie artistique locale ? Oui, j’ai rejoint il y a sept ans les Ateliers de la Boucle. Il y a trois ans, avec Annabelle, nous avons lancé un salon d’art et d’artisanat en collaboration avec Montesson. De là est né le label Écho d’Ateliers, que j’ai officiellement déposé cette année. L’idée ? Créer des expositions insolites où différents savoir-faire se répondent : céramique, peinture, textile… La prochaine exposition Écho d’Ateliers réunira, entre autres, Patush Kovac, peintre russe, Annabelle Le Pabic, artiste textile, et moi-même. L’objectif est de créer un langage commun entre artistes, une véritable conversation de matières et de formes à partager avec le public.

Y-a t-il un lieu d’exposition qui vous a particulièrement marquée ? Oui, récemment, nous avons investi le lavoir ancien de Carrières-sur-Seine pour une exposition Écho. Nous y avons créé une scénographie japonaise, avec des voilages bleus qui flottaient au-dessus de l’eau. L’atmosphère était magique, propice à la photographie, à la rêverie. Beaucoup de visiteurs ont été très touchés par l’ambiance presque intemporelle du lieu.

Andréa Salvador, artiste photographe végétale 

Andréa Salvador, Artiste photographe végétale, sensibilise à la beauté et au respect de la nature à travers ses photos de créations végétales.

Découvrez ses créations à travers son site Internet !

Présentez-vous ! Artiste photographe végétal depuis 2021, j’ai trouvé ma voie après plusieurs années de travail solitaire derrière un ordinateur. Mon projet est né très naturellement, je photographiais des compositions de fleurs fanées sur fond noir, presque instinctivement. En partageant ces images sur Instagram, j’ai été surprise par l’engouement qu’elles ont suscité. Cela m’a rapidement ouvert des opportunités d’exposition et de vente. Depuis, j’ai notamment exposé au Quai des Possibles à Saint-Germain-en-Laye et j’ai été portraitisée dans l’émission Silence, ça pousse ! en 2024.

Comment est née votre envie de créer des compositions photographiques à partir d’éléments naturels ? Cette envie est liée à mon goût pour la transmission. J’ai suivi une formation pour animer des ateliers autour de la nature, notamment avec des enfants. Pour moi, être artiste ne se limite pas à créer : il est essentiel de partager, d’échanger. Ces ateliers nourrissent profondément mon travail. Ils me permettent aussi de tisser des liens avec des producteurs et des artisans qui me fournissent des éléments naturels. Ce dialogue constant enrichit ma pratique artistique.

Comment naît une image chez vous : partez-vous d’une idée précise ou laissez-vous les éléments naturels guider la composition ?
Les deux approches coexistent. Parfois, je travaille de manière totalement intuitive : je prends des éléments au hasard et l’idée émerge progressivement. Dans le cadre de commandes, en revanche, je suis davantage dans une démarche préparée : je fais des recherches, je réalise des croquis, puis je compose. Certaines commandes me laissent aussi une carte blanche, ce qui me permet de retrouver une forme de liberté. Dans tous les cas, le croquis reste une étape importante, même si je laisse toujours une place à
l’intuition.

Qu’est-ce qui vous inspire le plus dans la nature ?
Je regarde beaucoup vers le sol. Je ne coupe pas les plantes : je ramasse uniquement ce que la nature offre déjà. Je me souviens d’une image marquante : lorsque mes filles étaient petites, je passais toujours par un endroit où des feuilles roses étaient tombées sur un béton gris foncé. Ce contraste m’avait profondément touchée. Aujourd’hui encore, j’ai toujours des sacs avec moi pour
collecter ce qui m’inspire. J’aime particulièrement les fougères, pour la richesse de leurs formes et de leurs nuances.

Vos compositions sont souvent temporaires avant d’être photographiées. Que vous plaît-il dans cette dimension éphémère ?
Je suis très inspirée par les mandalas tibétains, réalisés avec du sable coloré. Leur beauté réside autant dans leur création que dans leur disparition. Dans mes compositions, rien n’est fixé. Tout est fragile, en équilibre. Un souffle peut suffire à tout déplacer.
Cela demande une grande concentration, presque méditative. Ce caractère éphémère
me touche profondément : il s’agit de capturer un instant présent. C’est aussi pour cela que je travaille avec des fleurs fanées, à un moment souvent délaissé de leur existence. Contrairement aux herbiers, qui figent le végétal, mon travail s’inscrit dans le mouvement, dans le cycle. Les éléments sont ensuite réutilisés lors d’ateliers : il y a une forme de continuité, de transmission. C’est un processus sans fin.

Un lieu que vous nous conseillez de découvrir ? Les sentes de Mareil, la forêt de Marly et particulièrement le ru de Buzot à Chambourcy, il y a aussi le parc des Ibis au Vésinet, c’est très inspirant.