Description
70 œuvres et une installation immersive entre nature altérée et mémoire transformée. Anna March, photographe plasticienne, renverse le regard pour révéler la beauté au cœur de la ruine — et poser la question : fin ou recommencement ?
RENVERSEMENT, au-delà de la fin
Anna March
Exposition du 8 au 30 juin 2026 à La CLEF à Saint-Germain-en-Laye
Et si le monde, pour être vu, devait être retourné ?
C’est le geste qu’accomplit Anna March : inverser, déranger le regard pour révéler ce que l’on ne voit plus. Renversement propose une traversée sensorielle d’un monde en mutation où la nature s’effrite, où les frontières entre vivant et artificiel se brouillent, et où la beauté surgit parfois au cœur de la ruine.
Au centre de l’espace, une installation immersive s’impose comme un écosystème autonome. Lumières organiques, écorces en suspension, bassin sombre et vapeur composent un environnement hybride, entre nature altérée et reconstruction artificielle. Le paysage sonore mêle forêt, fréquences électroniques et souffles lointains. Ce n’est pas la nature telle qu’elle est, mais sa mémoire transformée, un milieu troublant qui engage le corps autant que le regard et évoque ce que nous sommes en train de perdre.
En périphérie, sur les murs les photographies et films prolongent cette réflexion.
Les falaises de Yport, inversées et érodées, témoignent d’une transformation autant physique que perceptive.
Chaos révèle une eau instable, indomptable.
En Suspension esquisse des paysages vidés, où l’absence devient présence.
Avec Biomorphes, nature et technologie fusionnent en formes indistinctes.
Dans Paradis perdu, le corps porte les traces visibles d’un monde contaminé, inscrivant la chute dans une dimension mythologique.
Une série de stéréoscope invite à une expérience intime : à travers les oculaires Dévotion fait surgir des fragments de vies passées, entre mémoire et fétichisation du quotidien.
Les films Another World et Super Nova concluent ce parcours : une figure traverse des ruines dans un récit oscillant entre vision et renaissance.
Renversement ne délivre ni réponse ni solution. L’exposition ouvre un espace de doute et de beauté inquiète face à un monde qui se transforme plus vite que notre capacité à le comprendre.
La question demeure :
Est-ce la fin ou un recommencement ?




